Une récente enquête de Kaspersky, entreprise de cybersécurité, révèle l'ampleur des fraudes numériques via les messageries. Publiée depuis Abidjan, cette étude met en évidence la rapidité avec laquelle ces stratagèmes dérobent fonds et informations personnelles. Au Sénégal, pays d'Afrique de l'Ouest aux liens étroits avec la Côte d'Ivoire, les chiffres sont préoccupants. Soixante-dix-sept pour cent des personnes interrogées ont déclaré des pertes financières. De plus, soixante-trois pour cent des répondants ont vu leurs données personnelles compromises.
Les canaux les plus exploités par les escrocs au Sénégal sont principalement WhatsApp, cité par soixante-trois pour cent des victimes, et les messages texte (SMS), mentionnés par cinquante-et-un pour cent. En Côte d'Ivoire, nation majeure de la sous-région, WhatsApp est également un vecteur significatif de ces fraudes, affectant quarante-cinq pour cent des victimes. L'enquête mondiale souligne la vélocité de ces attaques : plus de la moitié des escroqueries par messagerie se concrétisent en moins d'une demi-heure, et quatorze pour cent en moins de cinq minutes, entraînant des conséquences financières et psychologiques pour les victimes.
Source : Senego
Photo : Senego
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